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• Fiche d’identité
Statut : La Réunion est un département
d’outre-mer (DOM) et une
région d’outre-mer (ROM). Île de
l’Océan indien située dans l’archipel
des Mascareignes, elle se situe
à environ 700 km de Madagascar
et 200 km de l’Île Maurice.
Localisation : 21°06 S, 55°36 E
Surface : 2 512 km2
Zone économique exclusive (ZEE) :
318 300 km2
Population : 785 000 hab. (2006)
Monnaie : Euro
Fuseau horaire : TU +4 |
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• Économie
La Réunion est dans une période de
transition économique. Si le taux de
chômage est très élevé (32,9% en
2003) et le nombre de bénéfi ciaires
du RMI dépasse les 25%, la croissance
est très solide avec 5,3 % par
an (INSEE 2004).
L’île s’est longtemps appuyée sur la
culture de la canne à sucre (12 000
emplois directs et indirects), 9 % du
PIB. D’autres cultures sont développées,
l’ananas, le géranium et la
vanille. La pêche progresse, notamment
depuis qu’elle s’est installée
dans la zone des Terres australes et
antarctiques françaises. Toutefois
pêche et agriculture hors canne ne
représentent que 4,3 % du PIB.
C’est donc le secteur tertiaire qui
prend le relais pour la croissance
économique de l’île, avec 68,5 %
du PIB. En 2004, l’économie du tourisme
a généré plus de recettes que
l’industrie sucrière : 365 M€ contre
326 M€. L’informatique fait partie
des autres pôles en développement
du secteur tertiaire. |
• Le milieu récifal réunionnais
Le récif corallien se situe à l’ouest de
l’île.
C’est un récif jeune qui se partage
entre récifs frangeants, pour l’essentiel,
mais aussi plate-forme récifale
et récifs embryonnaires. Il n’y a pas de
mangroves et les herbiers de phanérogames
sont rares. |
• L’état de santé des récifs
La jeunesse du récif le rend particulièrement
fragile aux agressions
naturelles ou humaines. La mortalité
des coraux branchus est grande, la
calcifi cation corallienne est ralentie
- au risque que le récif lui-même cesse
de se construire - , une diminution de
la biodiversité (-25% de diversité des
coraux sur vingt ans, recul effectif des
poissons), la prolifération des algues
molles, la raréfaction des oursins.
Au total, au moins 50% des platiers
récifaux sont perturbés, dont 28% très
dégradés.
Les pressions naturelles sont les
grandes marées de vive-eaux et les
cyclones ; en 1989, le cyclone Firinga
a détruit presque la totalité du platier
de Saint-Leu. Les pressions anthropiques
sont bien connues : pollution des
eaux suite à l’urbanisation croissante,
rejet des eaux usées (domestiques,
pluviales, industrielles). La pêche dans
le lagon se développe, dégradant
tant le récif par piétinements que par
ses prélèvements sur les ressources
halieutiques (casques, porcelaines,
capucins, langoustes). Le développement
du tourisme, enjeu économique
majeur, est désormais une réelle menace
pesant sur l’écosystème du récif
réunionnais. |
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