Fiche d’identité
Statut : Île de l’archipel des Petites Antilles, la Martinique est un département d’outre-er (DOM) et une région d’outre-Mer (ROM). Sa ville
principale est Fort-de-France.
Localisation : 14°40 N, 61°00 W
Surface : 1 128 km2
Zone économique exclusive (ZEE) : 45 000 km2
Population : 397 820 hab. (2005)
Monnaie : Euro
Fuseau horaire : TU - 5h (hiver) -6 (été)
  Économie
Le secteur tertiaire représente 82,2 % du PIB martiniquais et fournit plus de 80% des emplois, tandis que la pêche demeure relativement artisanale. L’agriculture (canne à sucre, banane, rhum), quoique occupant une importante superficie,
ne pèse désormais plus autant dans l’économie de l’île (6 % du PIB).
Les incitations fi scales alliées à un certain protectionnisme, ont permis ces dernières années de dynamiser la croissance, mais le chômage reste
un frein au développement avec 27,2 % de la population active.
Le milieu récifal martiniquais
Comme en Guadeloupe, la Martinique offre trois écosystèmes majeurs : herbiers de phanérogames marines, mangroves, récifs coralliens. Ces derniers sont aussi au nombre de troisle récif frangeant sur les côtes Sud et Est de l’île, le récif barrière essentiellement algal sur la côte atlantique, les fonds coralliens non bioconstructeurs à l’ouest de l’île.
L’écosystème de la Martinique est d’une richesse précieuse : phanérogames (sept espèces), spongiaires (soixante-dix espèces), gorgones (trente-cinq espèces), coraux (quarante- cinq espèces), mollusques (trois cent soixante-dix espèces), poissons (trois cents espèces benthiques et pélagiques), reptiles (cinq espèces de tortues marines) et mammifères (passage de cachalots, de dauphins, de globicéphales,…).
L’état de santé des récifs
Depuis une vingtaine d’années, une prise de conscience est en cours concernant la protection des récifs. Néanmoins la situation est précaire. Sous la pression conjuguée de la démographie et du développement économique, les récifs coralliens de Martinique sont soumis à une inexorable dégradation. Le symptôme exemplaire de cette menace est le remplacement progressif des zones coralliennes par des vastes étendues algales.
L’épizootie des oursins diadèmes constatée dans les années 80 a laissé une place importante à la prolifération des algues qui ne trouvaient plus ce prédateur naturel.
Les pressions anthropiques sont connues : les pollutions agricoles (engrais33 et pesticides), les métaux lourds (zinc, plomb, cadmium), la pollution urbaine (décharges d’ordures, eaux usées, rejets de distilleries,…), l’hyper sédimentation due aux défrichements réalisés sur le bassin versant et aggravée localement par certaines destructions de mangroves, la surexploitation des ressources marines, le tourisme (mouillages forains, hôtellerie dense). Le phénomène El Niño a, quant à lui, provoqué une augmentation de la température générale des eaux, responsable d’un phénomène de blanchissement des coraux. Ce blanchissement est le signe d’un affaiblissement important des colonies, souvent suivi par la mort du corail ou par une plus grande vulnérabilité aux maladies.