Fiche d’identité
Statut : Les Îles Éparses sont onstituées
des Îles Glorieuses, Juan de Nova, Bassas da India, Europa et, Tromelin. Cette dernière est située au nord-ouest de La Réunion, l’ensemble des autres îles se trouvant dans le canal du Mozambique.
Les Îles Éparses placées sous l’autorité du ministre français chargé de l’outre-mer, qui en avait confi é l’administration au préfet, administrateur des Terres australes et antarctiques françaises (TAAF), viennent, par la loi du 21 février 2007 d’être rattachées aux TAAF.
Surface : 38,60 km2
Zone économique exclusive (ZEE) :
640 400 km2
Population : depuis 1973, un détachement
militaire de 15 hommesest implanté sur Glorieuses, Juan de Nova et Europa. Une base Météo est établie sur Tromelin.
  Activités
La France a implanté dans les Îles Éparses des stations météorologiques destinées à la surveillance et à la prévision des phénomènes cycloniques ; 3 sont désormais automatiques (Glorieuses, Juan de Nova et Europa).
Il n’existe plus d’activité économique aux îles Éparses en ce qui concerne la terre.
Les activités halieutiques sont elles très développées et contrôlées dans la ZEE. Ces milieux sont dédiés à la science et à l’environnement.


Iles
Superficie (km2)
Lagon (km2)
ZEE
(km2)
Localisation
Îles Glorieuses
5
29,6
48 350
11°30 S, 47°20 E
Juan de Nova
4,4
-
61 050
17°03 S, 42°45 E
Bassas da India
0,2
79,8
123 700
21°27 S, 39°45 E
Europa
28
-
127 300
22°20 S, 40°22 E
Tromelin
0,8
-
280 000
15°52 S, 54°25 E

Le milieu récifal des Îles Éparses
Bassas da India
L'île Bassas da India est un atoll madréporique en formation. Celui-ci est constitué d’un cercle presque parfait et totalement dénudé. La couronne de madrépores isole de la grande mer un lagon intérieur peu profond.
Europa
L’île Europa a une forme grossièrement circulaire, 7 km dans le sens nord-sud, 6 km dans le sens est-ouest. Un lagon couvre le cinquième de l’île environ dans la partie nord-ouest (environ 900 ha dont quelques 700 ha couverts de mangrove). Elle est le plus grand lieu de ponte de tortues marines au monde.
Juan da Nova
L’île Juan da Nova est une île en croissant qui mesure 6 km d’une pointe à l’autre, pour une largeur de 1 600 m. Elle est protégée par un vaste lagon et une barrière corallienne. Elle est composée de beach-rock (grès de plage) et de dunes de sable pouvant atteindre 12 m de hauteur.
Les Glorieuses
L’archipel des Glorieuses est composé de deux îles coralliennes. Deux petits îlots ainsi qu’un banc sableux émergeant plus ou moins à marée basse, complètent l’archipel. Le tout est entouré d’un lagon s’asséchant aux basses marées.
Tromelin
L’île Tromelin est une petite île corallienne plate, entourée de fonds de 4 000 mètres. L’île est recouverte de sable et présente de nombreux blocs coralliens. Le peuplement de coraux est riche, avec 26 espèces de coraux identifi ées.

L’état de santé des récifs
Le récif corallien des îles Éparses est en cours d’étude. La faible activité anthropique sur les îles les a incontestablement préservées de certaines atteintes liées aux activités humai - nes (piétinement, pollution par rejet d’engrais ou d’eaux polluées…). La zone nord du canal du Mozambique à laquelle appartiennent les Éparses est reconnue comme un des points privilégiés de la biodiversité marine. Malheureusement la situation géographique des îles les expose à un certain nombre de pollutions exogènes, notamment aux dégazages comme l’a récemment illustrée la pollution survenue à Juan de Nova.
Les Îles Éparses sont désormais in tégrées aux actions menées dans le cadre de l’IFRECOR.
Les Îles Éparses, qualifi ées de sanctuaires océaniques de la nature primitive, disposent d’un patrimoine biologique terrestre et marin remarquable. L’isolement géographique, le caractère insulaire, une occupation humaine historiquement très limitée ont protégé ces territoires.
Certaines îles ont une végétation quasi intacte, en particulier Europa, et présentent une grande richesse patrimoniale ; certaines colonies d’oiseaux atteignent jusqu’à 2 millions de couples et Europa est l’un des sites les plus importants de l’océan Indien pour la tortue verte.
Les Îles Éparses connaissent une activité de pêche importante. Elle est le fait de grands navires thoniers océaniques, surtout français et espagnols, qui parcourent le canal du Mozambique à la poursuite d’une ressource pélagique migratrice.
Le trafi c maritime de transport pétrolier est l’un des plus intenses du monde et constitue la principale menace de pollution et d’incendie sur ce milieu préservé.
La difficulté d’accès aux Îles Éparses n’a pas permis jusqu’ici d’avoir une vision globale de cet écosystème. Différents partenaires (Université de la Réunion – laboratoire Ecomar, Muséum d’histoire naturelle, CEDTM, Ifremer, IRD…) mènent actuellement de nombreuses études sur l’ensemble des îles dans le cadre de programmes de recherche (océanographique, halieutique, sédimentologie, biodiversité…) sous convention avec les TAAF.La réalisation d’un inventaire initial des espèces et des habitats est un préalable à la défi nition de modes de protection adaptés à ces îles, notamment pour les espèces halieutiques, démersales et récifales, dont la fragilité et l’intérêt en termes de biodiversité justifi ent une forte protection.
Glorieuses, Europa, Tromelin et Bassas da India sont classées en réserves naturelles par un arrêté préfectoral de 1975, les accès sont strictement contrôlés. Un arrêté de 1994 interdit la pêche dans la bande des 12 miles.