|
• Fiche d’identité
Statut : La Guadeloupe est un département d’outre-mer (DOM) et une région d’outre-mer (ROM). Elle se compose de deux îles principales : Basse-Terre et Grande-Terre, entourées de petites îles : Marie- Galante, Les Saintes, La Désirade. Jusqu’en 2007 elle incluait également les îles de Saint-Barthélemy et de Saint-Martin, désormais chacune collectivité d’outre-mer (COM). Localisation : 16°15 N, 61°35 W Surface : 1 705 km2 Zone économique exclusive (ZEE) : 90 000 km2 Population : 448 713 hab. (2005) Monnaie : Euro Fuseau horaire : TU - 4h |
|
• Économie
Les principales activités de l’île sont l’agriculture (canne à sucre, banane, melon) pour 15 % du PIB, l’industrie (sucreries, rhumeries, conserveries, une cimenterie) pour 17 % du PIB, et les services (tourisme) pour 68 % du PIB. Le taux de chômage y est élevé (27,8 %), ce en dépit d’une forte administration (25 % des actifs). Les exportations ne couvrent que 6% des importations. La France métropolitaine est le premier partenaire économique de la Guadeloupe (63 %), suivi par l’Allemagne (4 %), les États-Unis d’Amérique (3 %), le Japon (2 %) et les Antilles Néerlandaises (2 %). |
• Le milieu récifal guadeloupéen
Dans l’archipel de la Guadeloupe, trois grands types de formations coralliennes sont présents : – le récif frangeant, de loin le plus répandu dans la zone Caraïbe ; – le récif barrière du Grand Cul-de-Sac Marin ; – les fonds coralliens non bioconstruits, riches et fl orissants. Le Grand Cul-de-Sac Marin est la formation la plus spectaculaire de la zone. Il représente une barrière récifale longue de 29 km (78 km2) appuyée entre Basse-Terre et Grande-Terre, entourant un lagon occupé par des herbiers de phanérogames marines (4 879 ha d’herbiers denses et 3 341 ha d’herbiers clairsemés). La zone se complète d’une série de mangroves de palétuviers. |
• L’état de santé des récifs
Des signes très nets indiquent une
dégradation lente mais continue des
trois grands types d’écosystèmes de la
Guadeloupe.
Le récif : de plus en plus, les algues
empiètent sur le récif. Diverses causes
sont évoquées, naturelles ou dues à lapression de l’homme sur le milieu : une
épizootie d’oursins diadèmes herbivores,
la fréquence accélérée des cyclones,
la surexploitation de certaines
espèces de poissons herbivores.
Les herbiers : les aménagements côtiers
qui se sont multipliés détruisent de
nombreux herbiers de phanérogames,
soit directement, soit par la modifi cation
des conditions hydrodynamiques.
Les mangroves : il reste aujourd’hui
environ 3 000 ha de mangroves
largement protégés par la loi littoral
mais l’arrière mangrove est menacée
par de nombreux défrichements et les
atteintes ont été plus fortes en Guadeloupe
que sur les autres îles.
Une menace globale, aux origines
tant naturelles (maladie des coraux,
mortalité des oursins, cyclones) qu’humaines
(pollutions dues à l’agriculture,
aux hydrocarbures, aux métaux
lourds, aux distilleries, à l’urbanisation,
surexploitation des ressources, réchauffement
climatique induisant le
blanchissement des coraux, etc), pèse
aujourd’hui gravement sur l’écosystème
de la Guadeloupe. En 2005
un blanchissement massif a affecté
toute la zone des Caraïbes ; on estime
qu’environ 40 % des coraux touchés
par ce phénomène sont morts en 2006
en Guadeloupe. |
• L'ETAT DES RECIFS EN GUADELOUPE
Aux Antilles françaises, la situation est très préoccupante (15 à 20 % des récifs en bon état). Depuis plus de 20 ans, une constante dégradation affecte les Caraïbes (coraux détruits, recul de la mangrove, chute des stocks de poissons) ; cet état de fait doit responsabiliser chacun d'entre nous afin de sauver ce patrimoine exceptionnel avant qu'il ne disparaisse totalement et finisse par affecter notre économie locale. |
  |
• LES PRESSIONS
Les dégradations et destructions des récifs sont dues à 2 types de pression :
* Les pressions naturelles : Maladie, cyclone, blanchissement des coraux.
* Les pressions anthropiques : Rejets domestiques et industriels (distilleries), pollution aux hydrocarbures, destruction de la |
  |
mangrove, utilisation massive d'engrais et de pesticides, défrichement sauvage et érosion des sols qui provoquent une hyper sédimentationsur les coraux qui meurentautomatiquement, nasses abandonnées qui poursuivent leur processus de pêche.
Si les pressions naturelles sont difficiles à éviter, les pressions dues aux activités humaines doivent être réduites voir disparaître par l'effort de chacun d'entre nous. |
|
|